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Le bilan social d’une entreprise : les 8 questions à se poser ?

Au même titre que le bilan comptable vous permet de connaître la santé financière de votre entreprise, un bilan social vous sert à disposer de l’information sociale de vos salariés. Celle-ci fait désormais partie intégrante des facteurs économiques et financiers. Si votre entreprise compte plus de 300 employés, la loi vous oblige à établir un bilan social annuel. Ce dernier vous permet de dégager un état des lieux de la situation du personnel à chaque instant, tout en renforçant la notion de communication interne à votre société.

LE BILAN SOCIAL : C’EST QUOI ?

Un bilan social est à considérer comme un état des lieux de la situation sociale des salariés de votre entreprise. Contrairement au bilan comptable – indiquant l’équilibre entre l’actif et le passif – le bilan social renvoie à une situation instantanée de votre personnel. Vous devez l’établir sous forme d’un document unique contenant des données chiffrées relatives à vos employés. Ces dernières vous permettront de connaître :

  • La situation de l’entreprise sur le plan social,

  • Les réalisations effectuées dans le domaine social,

  • Apprécier les changements réalisés lors de l’exercice écoulé.

Ce journal interne vous permettra de retracer la vie de votre entreprise et son historique social.

LE BILAN SOCIAL : A QUOI SERT-IL ?

Grâce au bilan social, vous pourrez disposer d’une vue d’ensemble de la situation sociale de vos salariés : repérez les problèmes et les difficultés internes à votre société, définissez et mettez en place les solutions adéquates à l’avance afin d’éviter les situations difficiles. Cet outil vous permettra également de retranscrire l’historique de la vie de votre entreprise sur plusieurs années. En outre, chez petite-entreprise.net, nous pensons que ce document vous aidera à établir et à encourager le dialogue social au sein de votre société : les représentants du personnel disposeront ainsi de toutes données nécessaires à la communication interne.

LE BILAN SOCIAL : POUR QUELLES ENTREPRISES ?

Si votre entreprise atteint plus de 300 salariés lors d’un exercice particulier, vous êtes obligés d’établir un bilan social relatif à l’année suivante. Cette condition est accompagnée de celle d’avoir un comité d’entreprise au sein de votre société.

Certaines obligations vous sont rajoutées si votre entreprise regroupe des établissements distincts : outre celui de l’entité principale (siège social), il vous sera demandé un bilan social particulier pour chacune dont l’effectif minimal aura atteint les 300 salariés.

A noter : Lorsque l’effectif de votre entreprise ou d’une entité distincte passe sous la barre d’assujettissement lors d’un exercice particulier, l’obligation d’établir un bilan social reste toujours valable pour cette année.

QUE DOIT CONTENIR LE BILAN SOCIAL DE VOTRE ENTREPRISE ?

Vous devez y inclure l’ensemble des chapitres suivants :

  • L’emploi : avec les chiffres portant sur les effectifs, les recrutements, les départs, les taux d’absentéisme, les promotions, etc.,

  • Les rémunérations et les charges qui y sont liées : indiquant les montants et la hiérarchie des salaires, le mode de calcul, les charges sociales, etc.,

  • Les conditions d’hygiène et de sécurité du personnel : portant sur les accidents de travail, les maladies professionnelles, le comité d’hygiène et de sécurité, etc.,

  • Les autres conditions de travail : détaillant les durées et les aménagements horaires de travail, l’organisation et la nature de chaque emploi, les conditions d’ergonomie et sanitaires, etc.,

  • La formation : portant sur les types et les conditions de la formation professionnelle continue, ainsi que les congés de formation et d’apprentissage,

  • Les relations professionnelles : avec une liste des représentants du personnel, les conditions d’information et de communication, etc.,

  • Les diverses conditions de vie liées à votre entreprise : implication dans des actions d’œuvres sociales, diverses charges sociales, etc.

PROCÉDURE À SUIVRE

En tant que dirigeant, vous êtes l’unique responsable de l’établissement de ce bilan. Vous devez donc organiser le recensement des données et en vérifier l’authenticité. N’oubliez pas de consulter votre comité d’entreprise (CE) sur le projet de chaque bilan social annuel. Ainsi, après avoir créé ce document, organisez une réunion relative pour discuter du projet avec votre CE et les représentants des salariés. Vous aurez, pour cela, 4 mois suite à la fin de l’exercice en question. Notez, également, que vous disposez de 15 jours avant ladite réunion pour communiquer votre projet de bilan social aux personnes concernées.

PRÉPARATION DE LA RÉUNION

Tout d’abord, n’hésitez pas à vous faire assister par un expert. Celui-ci vous sera d’une aide importante au niveau de la procédure à suivre :

  • Présentez vos projets de bilans sociaux à chaque comité d’établissement à temps,

  • Présentez ensuite ces documents au CE central, accompagnés des avis de chaque comité d’établissement. Vous devez, impérativement, respecter les délais indiqués précédemment.

  • Une fois la réunion tenue, l’ensemble des documents, éventuellement revus et mis à jour, devront être adressés à l’inspecteur du travail. Vous les accompagnerez du PV de la réunion, et les transmettrez dans un délai de 15 jours à partir de la date de la réunion.

LE BILAN SOCIAL : POUR QUI ?

Outre les membres qui ont contribué à son élaboration, le bilan social doit être diffusé aux personnes les plus concernées qui en feraient la demande : votre personnel ! Si vous dirigez une société par actions, vous devez communiquer chaque bilan social aux actionnaires de votre entreprise : ce document, ainsi que l’avis du CE devra leur parvenir avant chaque assemblée ordinaire annuelle. Cependant, la loi vous interdit formellement de communiquer ce document à toute autre personne extérieure à votre entreprise.

SANCTIONS ENCOURUES EN CAS DE NON RESPECT DES CONDITIONS LÉGALES

Les risques de sanction existent dans 3 cas :

  • si vous ne présentez pas votre bilan social pour un exercice annuel particulier,

  • si vous le transmettez en retard

  • s’il est incomplet.

Selon l’article L483-1 du code du travail, un tel délit d’entrave peut vous faire risquer un an de prison, une pénalité de 3.750 ou les deux. Sachez, toutefois, que la non-communication du bilan social aux salariés n’est pas toujours passible d’une sanction pénale.

Le bilan social, outil nécessaire à toute entreprise employant plus de 300 salariés, est un moyen efficace pour le suivi de la situation et des conditions de travail du personnel. Il vous permettra, d’ailleurs, d’améliorer les rapports sociaux internes et de déceler et d’anticiper les éventuels problèmes qui y sont relatifs, afin d’y trouver les solutions adéquates. Sachez, cependant, que l’établissement et la présentation de ce document aux parties concernées sont régis par certaines règles : le non-respect de ces dernières peut, en effet, vous faire encourir des sanctions pénales. Pour les patrons surmenés, un seul conseil : organisez-vous à l’avance et faites-vous assister pour cette tâche !

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Saint-Valentin : 5 pièges à éviter pour préserver l’image de votre restaurant

Environ 6 fois plus de réservation qu’un jour normal : voilà ce que représente en moyenne, en France, la Saint-Valentin pour les restaurateurs. Et pour cause : 46% des Français admettent apprécier un dîner en amoureux au restaurant pour cette fête des couples. L’occasion donc pour les professionnels du secteur d’augmenter leur CA en misant sur l’événement, à condition de ne pas commettre d’impair. Nos conseils sur les erreurs à éviter pour la Saint-Valentin.

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Attention aux prix des menus

50% des amoureux optent pour un menu entre 50 et 100€ ! 8% des Français visent même plus haut avec des menus à plus de 100€. Alors certes, ce genre de statistiques est encourageant, mais ce qu’elles signifient surtout, c’est que près de 50% des Français ne sont pas prêts à mettre 50€ dans un menu de Saint valentin ! Pensez à eux et évitez donc de tabler exclusivement sur des menus chers, pensez aux petits budgets et proposez des alternatives à la carte par exemple. Sauf si votre cible est plutôt aisée, cela va de soi.

La déco surchargée : halte au kitsch !

Pour marquer le coup, de trop nombreux restaurateurs tombent dans le piège de l’excès et tapissent leur établissement de cœurs, de fleurs, de rouge et de miroirs et dans les cas extrêmes, de paillettes ! Attention à ne pas transformer votre restaurant en lupanar philippin d’un kitsch douteux ! Vous pouvez bien entendu adapter la décoration, mais en faisant preuve de délicatesse et de sobriété. En outre, Saint-Valentin ou pas, tâchez d’être raccord avec votre identité habituelle : soyez original et inventif.

Et si vraiment vous n’avez pas d’idée : n’hésitez pas à solliciter l’expertise d’un designer d’intérieur ou d’un décorateur, pour qu’il vous fasse des préconisations pour les diverses fêtes de l’année.

La musique : un point délicat

La redondance est sans doute le pire des pièges de la Saint-Valentin dans un restaurant, de même que l’excès. Soyons honnête : il n’y a rien de pire qu’un repas de Saint-Valentin au restaurant avec, pour musique de fond, des playlists de musique mièvre et langoureuse. Les chansons d’amour, pourquoi pas, mais évitez pour le soir de la Saint-Valentin. En faisant ce choix, vous êtes tout sauf original. De plus, les clients sont déjà en couple et n’ont donc pas besoin de cela. Offrez-leur plutôt une ambiance musicale cosy et raffinée (jazz, classique, piano, sans tomber dans la musique d’ascenseur évidemment). Encore une fois, pensez à votre marque et à votre ADN en choisissant la musique.

Quant au concert live, il risque d’être trop bruyant et ne correspond pas à l’ambiance de la Saint-Valentin en empêchant vos clients de converser librement entre eux.

Attention aux menus trop chargés

Pour la Saint-Valentin, les amoureux sont en quête de raffinement et de délicatesse. Evitez les plats plein de gras et de sucre ! En outre, un menu trop lourd nuirait au bon déroulement de la suite des événements. Pensez donc à vos clients et à ce qu’ils ont derrière la tête et privilégiez des plats fins et digestes, quitte à multiplier les plats en réduisant les quantités pour chaque plat.

Les intitulés des plats : le dernier piège des restaurateurs

On l’a déjà dit : la redondance est particulièrement piégeuse, car elle mène au kitsch, qui lui mène au ridicule. Ce n’est pas parce que c’est la Saint-Valentin que tous vos plats doivent se teinter d’une note de sensualité amoureuse ou de mièvrerie dégoulinante. Restez élégant et sobre.

En revanche, vous pouvez prévoir une rose sur chaque table à offrir pour vos clients amoureux !

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3 coups de pouce pour accélérer le développement des TPE

A l’occasion du salon des entrepreneurs de Paris, le président de la République a annoncé le lancement de trois appels à projets portés par l’AFE afin de soutenir les territoires fragiles et de dynamiser le développement des TPE. Lors de son lancement en octobre 2015, deux priorités ont été fixées à l’Agence France Entrepreneur (ex APCE, agence pour la création d’entreprise): lutter contre les inégalités territoriales en matière de développement économique et renforcer l’accompagnement des entreprises créées. Pour remplir cet objectif, l’Agence a bénéficié de la part de l’État d’une dotation de 20 millions d’euros en 2017. Une partie de cette dotation, soit 3 millions, est affectée au lancement de l’appel à projets « Développer, animer et coordonner une offre d’accompagnement à la création/reprise dans les territoires fragiles ». Destiné aux acteurs de l’accompagnement à la création et la reprise d’entreprise, il vise à renforcer les capacités d’intervention des acteurs de l’accompagnement dans 10 territoires diagnostiqués comme faisant l’objet d’une présence nulle ou insuffisante au regard des potentialités et des besoins (7 quartiers de la politique de la ville et 3 territoires comportant des zones de revitalisation rurale). La date limite de dépôt des lettres de candidature est fixée le 1er mars 2017. Accélérer le développement des TPE L’AFE va également allouer un montant de 5 millions d’euros aux initiatives visant à proposer aux TPE un dispositif d’accompagnement post-création lisible, complet et de qualité. Cet outil est ouvert aux acteurs publics et privés proposant des dispositifs d’accompagnement post-création. La date limite de dépôt des dossiers est fixée le 17 mars 2017. L’agence consacre par ailleurs une enveloppe de 7 millions d’euros pour soutenir, avec les régions et les métropoles, des initiatives structurantes pour l’entrepreneuriat dans les territoires fragiles.

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témoignage de Mickael, plâtrier/peintre dans la région du beaujolais, accompagné par Rivalis

Découvrez le témoignage de Mickael, plâtrier/peintre dans la région du beaujolais, accompagné par Rivalis depuis début 2016.
Mickael a créé son entreprise en 2008 et a commencé tout seul. Très stressé, il avait des difficultés de trésorerie et d’organisation.
Dès la première rencontre avec David son Conseiller Rivalis, Mickael a compris qu’il passait trop de temps sur ses chantiers et n’était pas rentable. David a alors mis en place un prévisionnel avec des objectifs ambitieux mais atteignables.
En un an, le chiffre d’affaire de Mickael a augmenté de 23 % et son bénéfice de 55 %.

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Témoignage client Rivalis – Christophe, peintre (85)

Témoignage client Rivalis – Christophe, peintre (85)

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Ajoutée le 25 janv. 2017

Découvrez le témoignage de Christophe, peintre à Mortagne sur Sevre (85), il utilise Rivalis depuis 2014.

Avant Rivalis, Christophe n’avait aucun outil de devis/facture et n’avait pas de visibilité dans son entreprise. Suite à la recommandation d’un confrère, il a fait appel à Jean-Paul Planchot,
Conseiller Rivalis.

Son diagnostic d’entreprise a permis la mise en place d’objectifs ambitieux, rapidement dépassés par le dirigeant.
Aujourd’hui, Christophe a triplé son chiffre d’affaires, a embauché et a investi dans des locaux et un camion

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Le télépaiement, de vos cotisations RSI c’est quoi

Télépaiement

Le télépaiement, c’est quoi ?

Le télépaiement est la transmission, à votre banque, d’un ordre de virement à l’attention du Centre de paiement RSI.

  • La somme due est prélevée après la date d’échéance
  • 1 paiement = 1 trimestre
    Le prélèvement est unique et non reconductible.
    Un nouvel ordre devra être donné pour chaque prochain règlement.

Quels avantages ?

  • service gratuit, sécurisé et disponible 24h/24
  • plus de souplesse dans la gestion de votre trésorerie
  • répartition possible des sommes dues entre un ou plusieurs comptes bancaires

Plus d’oubli de règlement

Pour éviter tout risque de retard ou de pénalité, le télépaiement permet d’anticiper, modifier et annuler l’ordre de paiement jusqu’à la date d’exigibilité, à midi.
Dans tous les cas, vous ne serez débité qu’après la date de l’échéance.

Comment utiliser le télépaiement ?

En se connectant sur Mes cotisations, rubrique Paiement, il suffit de choisir l’échéance courante à régler par télépaiement puis d’indiquer les coordonnées du ou des comptes bancaires.
Chaque paiement de cotisations est à déclencher à votre initiative.

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Le suramortissement de 40 % jusqu’au 15 avril 2017

Qu’est-ce que le suramortissement ou l’amortissement supplémentaire ?

Une entreprise réalise un investissement productif éligible : elle acquiert par exemple un nouvel équipement industriel. Elle bénéficie d’un avantage fiscal exceptionnel qui permet de déduire de son résultat imposable 40 % du prix de revient de ce bien. Le montant est déduit du bénéfice linéairement sur la durée d’amortissement. Ainsi, pour un investissement de 100 000 euros, l’économie d’impôt, qui s’ajoute à l’amortissement classique, sera d’environ 13 000 euros (pour un taux normal d’impôt sur les sociétés).

Ce suramortissement s’ajoute à l’amortissement pratiqué par ailleurs dans les conditions de droit commun. Contrairement à une mesure d’accélération du rythme de déduction de l’amortissement, il ne s’agit donc pas seulement d’un gain de trésorerie pour l’entreprise : l’économie d’impôt réalisée est définitive. Le suramortissement s’ajoute également avec les autres dispositifs d’incitation : crédit d’impôt recherche, amortissement exceptionnel des robots industriels

>> Consultez le document d’information sur le suramortissement

Dernière minute

La loi de finances rectificative (LFR) pour 2016 dispose que la déduction s’applique également aux biens ayant fait l’objet, avant le 15 avril 2017, d’une commande assortie du versement d’acomptes d’un montant au moins égal à 10 % du montant total de la commande et dont l’acquisition intervient dans un délai de vingt-quatre mois à compter de la date de la commande. (article 39 decies du Code général des impôts)

A quelles dates ?

L’investissement est éligible s’il intervient jusqu’au 14 avril 2017, dernier délai. La date prise en compte correspond :

  • A la date de la commande pour les biens acquis (ou date de livraison s’il s’agit de biens de série dont la spécificité de chacun ne peut être identifié à la commande).
  • A la date d’achèvement, pour les biens construits par l’entreprise elle-même ;
  • A la date de début de location, pour les biens faisant l’objet de contrats de crédit-bail ou de location avec option d’achat.

A noter : les véhicules de plus de 3,5 tonnes utilisant le gaz naturel et le biométhane carburant sont éligibles lorsqu’ils sont acquis ou fabriqués jusqu’au 31 décembre 2017.

Assouplissement du fait générateur de la déduction exceptionnelle

Pour déterminer si un investissement acquis ouvre droit au bénéfice de la déduction exceptionnelle, il convient de distinguer selon que le bien concerné est individualisable ou de série.

Ainsi, pour les biens individualisables, la date d’éligibilité est la date de la commande. Pour les biens de série, dont les spécificités précises de chaque bien ne peuvent pas être identifiées au moment de la commande mais uniquement à la réception du bien, la date d’éligibilité est la date de livraison.

L’article 99 de la loi de finances rectificative pour 2016 assouplit cette règle pour les investissements dont la réalisation est exécutée sur plusieurs mois. Ainsi, sont également éligibles à la déduction exceptionnelle tous les biens faisant l’objet, avant le 15 avril 2017, d’une commande assortie du versement d’acomptes d’un montant au moins égal à 10 % du montant total de ladite commande, à condition que leur livraison intervienne dans les 24 mois de la commande.

Quelles entreprises sont concernées ?

Toutes les entreprises sans distinction de secteur ou de taille sont concernées, à la seule condition qu’elles soient soumises à un régime réel d’imposition : de la PME à la grande entreprise industrielle, des artisans soumis au régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) aux agriculteurs.

Les contribuables partiellement soumis à l’impôt, comme les organismes sans but lucratif, peuvent aussi bénéficier de cette mesure. A condition que les biens concernés soient affectés à leur secteur lucratif, pour tout ou partie. La déduction sera accordée au prorata du temps d’utilisation du bien pour l’activité lucrative.

Quels investissements sont éligibles ?

  • L’ensemble des matériels et outillages utilisés pour des opérations industrielles de fabrication ou de transformation, c’est-à-dire l’immense majorité des équipements industriels (machines-outils, tracteurs, lignes de fabrication…) ;
  • Les matériels de manutention, pour les entreprises qui ont une activité de logistique par exemple (chariots, palettes, ascenseurs…) ;
  • Les installations destinées à l’épuration des eaux et à l’assainissement de l’atmosphère (matériels de ventilation, de filtrage de l’air…) ;
  • Les installations productrices de vapeur, de chaleur ou d’énergie (fours à pain, chaudières, chauffages…), à l’exception de celles qui donnent droit à l’application d’un tarif réglementé d’achat de la production électrique ;
  • Les matériels et outillages utilisés pour la recherche scientifique ou technique ;
  • Les éléments de structure, les matériels et les outillages utilisés pour le transport par câbles et notamment au moyen de remontées mécaniques ;
  • Les installations, équipements, lignes et câblages des réseaux de communications électroniques en fibre optique, sauf s’ils font déjà l’objet d’une aide versée par une personne publique ;
  • Les logiciels, lorsqu’ils sont indissociables d’un matériel lui-même éligible, ou lorsqu’ils contribuent aux opérations industrielles de fabrication et de transformation ;
  • Les appareils informatiques prévus pour une utilisation au sein d’une baie informatique, y compris les machines destinées au calcul intensif.

En cas de doute sur l’éligibilité de votre investissement, vous pouvez consulter les instructions fiscales (BOI-BIC-BASE-100-20160412 et BOI-BA-BASE-20-10-10-20160412) ou interroger la direction générale des Finances publiques :

>> Contactez les services fiscaux

Quelques cas pratiques

  • Une PME industrielle soumise à l’impôt sur les sociétés achète une machine de fabrication additive métallique le 1er avril 2017 pour la somme de 900 00 €.
    Ce bien est amortissable sur 9 ans.
    Au titre de la mesure et en supplément de l’amortissement de droit commun l’entreprise va pouvoir déduire de son résultat imposable 40 % du montant de l’investissement, soit 30 000 euros en 2017 (au prorata des mois qu’il reste à compter du 1er avril), 40 000 euros par an (en année pleine) de 2018 à 2025, et le solde (10 000 euros) en 2026, pour un total de 360 000 euros.
    Ceci représente, de 2017 à 2026, une économie d’impôt cumulée pouvant aller jusqu’à 120 000 euros sur la base du taux normal de l’impôt sur les sociétés.
  • Une entreprise industrielle soumise à l’impôt sur les sociétés commande le 1er avril 2017 une ligne de fabrication de pièces composites livrable le 1er avril 2019 pour la somme de 15 millions d’euros.

Elle verse le 1er avril 2017 un acompte de 10 %. Ce versement lui permet de bénéficier du délai supplémentaire de 24 mois suivant la date de la commande.
Cet investissement est amortissable sur 8 ans.
La livraison intervient le 1er avril 2019 (date limite pour bénéficier de la déduction exceptionnelle).
Au titre de la mesure et en supplément de l’amortissement de droit commun l’entreprise va pouvoir déduire de son
résultat imposable 40 % du montant de l’investissement, soit 562 500 euros en 2019 (au prorata des mois qu’il reste à compter du 1er avril), 750 000 euros par an (en année pleine) de 2020 à 2026, et le solde (187 500 euros) en 2027, pour un total de 6 000 000 euros.
Ceci représente, de 2019 à 2027, une économie d’impôt cumulée pouvant aller jusqu’à 2 000 000 euros sur la base du taux normal de l’impôt sur les sociétés.

  • Un boulanger situé dans une ville moyenne, soumis à l’impôt sur le revenu, achète le 1er février 2017 un four à pain pour la somme de 35 000 euros.
    Ce bien est amortissable sur 5 ans.
    Au titre de la mesure et en supplément de l’amortissement de droit commun cet artisan va pouvoir déduire de son résultat imposable 40 % du montant de l’investissement, soit 2 567 euros en 2017 (au prorata des mois qu’il reste à compter du 1erfévrier), 2 800 euros par an (en année pleine) de 2018 à 2021, et le solde (233 euros) en 2022, pour un total de 14 000 euros.
    Ceci représente, de 2017 à 2022, une économie d’impôt cumulée pouvant aller jusqu’à 4 200 euros sur la base d’un taux marginal d’impôt sur le revenu à 30 %.

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L’équipe Rivalis a été touchée par Chantal et sa famille.

Avez-vous regardé Cauchemar en cuisine hier soir ?
L’équipe Rivalis a été touchée par Chantal et sa famille.
Aujourd’hui, grâce à l’accompagnement de son Conseiller Rivalis, elle maîtrise la gestion de son entreprise.

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3 conseils pour réussir la transmission de son entreprise à un membre de sa famille

Décider de transmettre son entreprise à un membre de sa famille (enfant, neveu ou nièce…) est une chose. Mais mettre cette décision en œuvre en est une autre… parce que les considérations financières ou juridiques ne sont pas les seules à prendre en compte !

Même lorsque vos proches travaillent déjà avec vous dans l’entreprise, il faut prendre son temps pour être sûr de faire le bon choix et pour se préparer aux changements que cela implique pour vous.

Voici 3 conseils pour vous aider à gérer cette étape délicate :

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1) Sortir de l’affect

Il faut regarder la situation avec objectivité.

Vouloir transmettre votre entreprise à quelqu’un de votre famille est une aspiration tout à fait légitime. Mais ne laissez pas vos sentiments vous aveugler !

Demandez-vous d’abord si le repreneur a réellement envie de diriger votre entreprise. Même s’il travaille déjà pour vous, il ne faut pas oublier l’essentiel : être salarié et être dirigeant, ce n’est pas du tout pareil ! De même, il ne doit pas se lancer pour de mauvaises raisons : si vous lui mettez la pression en lui laissant entendre qu’il doit reprendre votre entreprise, ou qu’il est naturel qu’il la reprenne, la transmission risque de se solder par un échec à plus ou moins brève échéance. Sa véritable motivation est un élément capital pour la réussite de cette opération !

A contrario, la volonté de votre fils ou votre fille de reprendre votre entreprise n’est pas suffisante en soi. Demandez-vous s’il/elle a les compétences requises pour diriger votre société.

2) Préparer progressivement la transmission

Il ne faut pas vouloir aller trop vite ! La transmission doit se faire en douceur pour que votre successeur, même s’il connaît bien votre entreprise (notamment s’il y travaille), puisse être pleinement opérationnel quand il devra prendre des décisions stratégiques. Le volet “formation” n’est donc pas à négliger.

En parallèle, vous avez intérêt à présenter le repreneur à vos différents interlocuteurs (partenaires, investisseurs, clients…) pour lui donner une véritable légitimité et assurer une continuité quand vous lui confirez le pilotage de l’entreprise.

Quand le projet de reprise est suffisamment avancé, n’oubliez pas non plus de prendre les devants au niveau de la communication envers vos salariés ! Pour éviter les jalousies et les suspicions quant aux compétences de votre successeur (le fait qu’il soit de votre famille peut éveiller la méfiance), il est important de rassurer et de montrer la crédibilité de votre projet de reprise notamment quant au maintien de l’emploi et au respect des valeurs.

3) Accepter la réalité de la transmission

Il faut se préparer à tout ce qu’implique la transmission d’une entreprise familiale. Au-delà des données chiffrées et des compétences du repreneur, il y a un facteur psychologique qui peut être déterminant.

Vous pouvez avoir du mal à lâcher du lest et à accepter de ne plus être le seul maître à bord. La perte de votre statut social et de votre influence peut être difficile à vivre.

Là encore, il est donc important d’y aller par étapes et de déléguer progressivement vos responsabilités. Le repreneur doit sentir que vous lui faites confiance car sinon le travail à deux sera difficilement supportable…

Il peut donc être judicieux d’être accompagné par une tierce personne (comme un expert-comptable ou un avocat) pour gérer au mieux la transition et bénéficier d’un regard extérieur et neutre.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Les 10 étapes de la création d’entreprise

Créer son entreprise nécessite de se poser les bonnes questions et d’agir par étapes. Voici 10 étapes qui vous permettront de planifier votre création d’entreprise.

La réalisation d’un plan de développement

Le plan de développement décrit votre projet. Il répond à la question « en quoi consiste mon projet ». Vous devez identifier clairement les différents aspects de votre projet :

  • Qu’allez-vous vendre ? A qui ?
  • Quelle sera la valeur ajoutée du projet pour vous, vos clients et vos fournisseurs ?
  • Combien allez-vous vendrevotre produit ou votre service ?
  • Quelles sont les compétences requises ?

Cette étape est importante pour baliser votre démarche et vous concentrer sur les aspects fondamentaux du projet. N’oubliez pas de la formaliser par écrit.

L’étude de marché et de faisabilité

L’étude de marché vous permet de caractériser votre marché cible :

  • A qui vais-je vendre?
  • Quels sont mes concurrents?
  • De quelle taille est mon marché, quelle est sa segmentation?
  • Mon projet est-il réalisable?

Cette étape permet de définir le marché et d’identifier votre stratégie commerciale. Attention à ne pas construire une usine à gaz… vous n’en n’aurez pas les moyens.

Choisir votre accompagnant

Se faire accompagner améliore grandement les chances de succès. Le créateur peut trouver de l’aide auprès de professionnels (BGE, CCI, avocats, experts comptables, …) ou auprès d’accompagnants personnels comme ses amis ou un membre de sa famille.

L’important est d’avoir des regards extérieurs qui permettent d’éviter de traiter des sujets non stratégiques et chronophages.

Attention, avoir trop d’accompagnants augmente la difficulté de choisir entre les différents avis.

Choisir votre forme juridique

Le choix de la forme juridique a des incidences dans de nombreux domaines comme :

  • la protection sociale,
  • la fiscalité,
  • le fonctionnement de la gouvernance,
  • la nature des relations avec vos associés,
  • et d’autres encore …

Il n’existe pas une « meilleure forme juridique » mais des formes plus ou moins adaptées à un projet.

Attention, si le choix de la forme de la société est important, il n’est pas l’élément essentiel. Le point clé c’est le projet, les associés.

Le business plan

Le business plan est bien plus qu’un simple dossier de présentation et de communication. Sa conception et sa rédaction contribuent à la mise en œuvre du projet et à la validation du modèle économique.

Il permet de se poser les bonnes questions. Il faut être simple et pratique, ne pas cherchez à compliquer et allez tout simplement à l’essentiel !

N’oubliez pas de rester agile et d’avoir des charges adaptées et adaptables, il faut pouvoir durer !

Le financement

La partie chiffrée du business plan permet déterminer les besoins financiers nécessaires au lancement et au fonctionnement de l’entreprise. Charge au créateur de trouver la source de financement la plus adaptée parmi :

  • L’apport personnel qui engage votre propre patrimoine,
  • La love money qui provient de vos proches,
  • L’emprunt bancaire,
  • Les aides locales, régionales ou nationales,
  • L’appel à des investisseurs extérieurs (actionnaires, Business Angel, prêts d’honneur…).

Dans la plupart des cas, le projet prendra plus de temps à démarrer que vos prévision, prévoyez large pour faire face.

Le lieu de travail

Il faut ensuite choisir la localisation de l’entreprise qui tiendra compte d’un ensemble de critères (cout, localisation, surface, accessibilité, isolement, …).

Héberger la future société dans un environnement dédié aux jeunes entreprises (couveuses, pépinières, …) permet de bénéficier de tarifs intéressant, de services associés, de suivi adaptés ainsi que d’un partage avec d’autres créateurs. Certains centres regroupent des entreprises sur un même thème, start-up, mode, jeux….

Le capital social

Il est important, lors de la création d’une entreprise, de fixer un montant de capital social en adéquation avec le projet, un capital social trop faible est souvent la cause d’une création compliquée. Le capital n’est pas bloqué, il sera à la disposition de l’entreprise pour faire face aux premières dépenses. Il peut être libéré dès la création de l’entreprise ou en plusieurs fois.

Choisir le nom et accomplir les démarches

Si le choix du nom est important, sa recherche ressemble souvent à un casse-tête, il faut cependant relativiser. Certains comme Messieurs Peugeot, Renault et Michelin n’ont pas cherché bien loin, ce qui ne les pas empêché de réussir

Après avoir trouvé et protégé votre nom et votre nom de domaine vous pouvez créer votre entreprise.

Les démarches administratives sont au final assez simple, vous pouvez choisir de remplir cette étape en allant au CFE ou la confier à un avocat ou un expert-comptable.

Mise en œuvre de votre stratégie

Il ne vous reste plus qu’à vous jeter à l’eau et faire preuve de bon sens, de persévérance et de souplesse. N’hésitez pas à vous entourer de personnes compétentes et de confiance. Un mentor, un comité d’accompagnement ou un professionnel à votre écoute sont souvent d’un grand secours.

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